Le mot alléluia s’utilise d’abord dans la pratique religieuse. Trouvant son origine dans le judaïsme, il est passé dans la liturgie chrétienne. On emploie ce mot pour ponctuer des prières, des chants ; il est chanté ou crié par les fidèles en signe d’allégresse. C’est surtout durant la période de Pâques qu’il est en usage dans ce contexte.
Par métonymie, ce mot désigne un chant religieux durant lequel les fidèles répètent « alléluia ». En musique classique, certaines compositions religieuses portent également ce titre.
Le cri alléluia est passé dans la langue courante où il a le statut d’interjection. Il exprime d’abord une émotion très positive comme la joie, la gaieté.
Mais on l’utilise aussi, parfois avec une pointe d’ironie, quand quelque chose qu’on a attendu longtemps finit par se produire (par exemple : un dossier administratif qui finit par être traité, quelqu’un qui finit par changer d’avis). C’est alors une exclamation de soulagement ou bien un cri de victoire après une longue attente.
Ce mot très ancien, d’origine hébreu, a plusieurs notations en français. Avant que l’orthographe alléluia ne devienne la plus courante, on écrivait aussi alleluia sans accent et alleluya avec un y. De plus, la forme hallelujah empruntée à l’anglais circule en français, notamment suite au succès de la chanson Hallelujah de Leonard Cohen, reprise par Jeff Buckley.
Comme on vient de le voir, ce mot est emprunté à l’hébreu. Dans cette langue, il signifie littéralement « louez Dieu ». En hébreu, halelou est une conjugaison du verbe hillel, « louer », tandis que Iah est une forme abrégée de Yahvé, l’un des noms attribués à Dieu dans la Bible.
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