L’adjectif apocryphe qualifie une chose dont l’authenticité n’est pas établie, et particulièrement un texte religieux qui n’est pas reconnu par l’Église. Mais quelle est l’origine de ce mot ?
Apocryphe est emprunté au latin chrétien apocryphus, qui avait le même sens, qualifiant un document écrit ou non. Lui-même le tient du grec apokryphos, qui signifie « caché, secret, soustrait aux regards ».
Formé de kruphos, « cachette », et du préfixe polyvalent apo-, ce mot grec s’appliquait notamment aux textes religieux qui n’étaient pas lus dans les lieux de culte, donc qui n’étaient pas portés à la connaissance des fidèles.
C’est au XVIe siècle que le sens religieux s’est développé. Le mot est alors devenu le contraire de canonique. On oppose ainsi les évangiles apocryphes aux évangiles canoniques.
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