Le body count de quelqu’un, c’est le nombre de partenaires sexuels qu’il a eus jusque-là dans sa vie. Chez une personne vierge, un puceau, le body count est à zéro.
L’information correspondant au body count est d’ordre privé. Elle relève de la vie intime de la personne et de son parcours dans la sexualité. Lorsque cette information est révélée, elle entraîne un jugement de la part des autres.
C’est en particulier si le body count est élevé (20, 30) ou très élevé (100) que la personne s’expose à des jugements ou à des critiques. Cela dit, les jugements attachés aux hommes et aux femmes ne sont pas les mêmes et véhiculent des préjugés sexistes.
La notion de body count est d’ailleurs au cœur d’une idéologie sexiste au désavantage des femmes. Pour le dire simplement, certaines personnes estiment que la « valeur » d’une femme est inversement proportionnelle à son body count. Un body count élevé pour une femme peut être jugé dégradant – tandis que les hommes qui accumulent les partenaires peuvent être valorisés.
L’expression body count est empruntée à l’anglais, où elle signifie littéralement « décompte des corps ». Le terme s’est d’abord appliqué, à partir des années 1960, dans le contexte des guerres, pour désigner le nombre de victimes d’un conflit. Il est rapidement passé en français mais il est resté très rare dans ce sens.
Body count a changé de sens en anglais, devenant « nombre de personne impliquées dans une activité » puis « nombre de partenaires sexuels d’une personne ». C’est dans ce dernier sens qu’il a été emprunté à nouveau. Il se diffuse en français depuis les années 2020.
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