Un boui-boui, c’est une gargote, un troquet, qui est soit mal fréquenté, soit pas très propre, soit très « bonne franquette », un endroit où on ne met pas les petits plats dans les grands. Mais d’où vient le mot boui-boui ?
L’origine de ce mot n’est pas connue avec certitude. Ce qu’on sait, c’est qu’il est apparu en français au milieu du XIXe siècle, qu’il a eu d’autres orthographes (comme bouis-bouis, bouig-bouig), et que d’autres mots argotiques et de sens relativement proche l’ont précédé.
En l’occurrence, pour expliquer l’origine du mot boui-boui, on le rapproche généralement de bouic, mot d’argot parisien qui désignait un bordel. Mais aussi de boui, mot bressan qui désignait le local où vivaient les canards et les oies, et de boui-boui, mot du Jura pour « misérable taudis ».
On avance aussi l’idée que ce mot serait formé à partir d’une onomatopée redoublée. Elle noterait les cris, les pitreries d’un comédien chargé de rameuter le public, à l’entrée d’un théâtre populaire.
Parlons d’abord du sens spécialisé attesté au milieu du XIXe siècle, qui a complètement disparu aujourd’hui. Boui-boui a connu le sens de « marionnette », eh oui.
À la même période, le mot boui-boui a désigné un théâtre de bas étage, un théâtre de quatre sous. L’idée de qualité inférieure s’est ensuite déplacée vers d’autres établissements : bal populaire, restaurant, café.
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