L’expression un peu familière comme on se retrouve s’utilise lorsque deux personnes se rencontrent par hasard. Elle exprime la surprise d’une rencontre totalement inattendue, à la manière de l’expression synonyme le monde est petit.
Dans certains cas, il y a quelque chose de sous-entendu dans la formule comme on se retrouve : peut-être que les deux personnes auraient préféré s’éviter. Ou bien l’une des deux personnes aurait préféré ne pas rencontrer l’autre, car l’autre était peut-être à sa recherche, avec une intention menaçante. Finalement, la rencontre tombe plutôt mal.
Du moins, cette lecture de l’expression est surtout d’actualité dans les récits. Par exemple, dans l’album de Tintin L’Île noire, les détectives Dupont et Dupond retrouvent Tintin par hasard dans un pub en Grande-Bretagne. Dupont attrape Tintin par le cou avec sa canne, tandis que Dupond lance « Comme on se retrouve, hein ! »
Autre exemple chez Gaston Leroux, dans un roman de la série Rouletabille : « Hubert s’assit et frappa sur une table. Le voyageur se retourna. C’était Jean de Santierne ! Tous deux se reconnurent en même temps et se trouvèrent en face l’un de l’autre, se dévisageant avec hostilité. Ce fut Jean qui parla le premier. — Comme on se retrouve ! fit-il de l’air le plus méprisant. — Oui, répliqua Hubert d’une voix sourde, on se retrouve toujours ! »
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