Le mot fantasme est en rapport avec l’idée de chose imaginaire, de chose rêvée plus ou moins réaliste. Ce terme est utilisé en psychanalyse mais aussi dans le langage courant.
En psychanalyse, ce mot s’applique à une construction imaginaire plus ou moins consciente, une rêverie scénarisée. Le scénario met en scène la personne à l’origine du fantasme, dans des situations qui provoquent du bien-être.
Certains scénarios servent à déverser son agressivité de manière imaginaire, d’autres à assouvir une pulsion, un désir sexuel. Dans d’autres encore, la personne se met en scène en pleine réussite, récoltant les honneurs : il s’agit alors de provoquer un sentiment d’amour-propre.
Ce qu’en retient le grand public, c’est la notion de fantasme sexuel. Cette expression désigne une pratique sexuelle qui attire une personne, qui l’obsède, sans forcément qu’elle puisse l’expérimenter. Le fait d’y penser provoque une excitation. A priori, assouvir ce fantasme engendre un profond plaisir.
En dehors de ce sens, le mot fantasme désigne aussi un projet ou une chose irréaliste, à laquelle on aime penser sans vraiment croire qu’elle se réalisera. C’est trop grand, trop beau pour être vrai, on n’ose pas espérer que ça se produise. Mais on aime penser à l’éventualité que, peut-être, il y a une toute petite chance que ça se concrétise.
Un fantasme est aussi une construction imaginaire collective, une idée admise comme vraie alors qu’elle ne correspond pas à la réalité. Cette idée sert éventuellement de carburant à des opinions extrémistes.
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