Le verbe fourbir tire son origine du langage militaire. Il désignait au départ l’action de nettoyer un objet (les armes et l’équipement d’un soldat) en le frottant. Fourbir une arme, c’était donc l’astiquer, jusqu’à ce qu’elle soit lustrée, polie.
Fourbir a pris un sens figuré dans l’expression fourbir ses armes, avec deux sens. Le premier s’applique à un soldat : elle signifie « se préparer à livrer bataille ». Quant au second, il est passé dans la langue commune : « se préparer à affronter une épreuve, un danger ».
L’emploi de fourbir a continué à évoluer légèrement lorsque ce verbe a acepté d’autres compléments. Mais toujours en conservant l’idée d’anticipation, de préparation à une épreuve, réalisée avec le plus grand soin.
On dit en particulier fourbir ses arguments, ce qui veut dire « préparer soigneusement son argumentaire avant une confrontation, avant une négociation ».
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