Dans les pays occidentaux, ce qu’on appelle génération boomer, c’est l’ensemble des personnes nées dans l’immédiat après-guerre, entre 1945 et 1965. Au moment où j’écris ces lignes, les représentants de la génération boomer ont entre soixante et quatre-vingts ans environ. C’est donc actuellement la génération des retraités.
Le passage à la retraite de la génération boomer induit que d’autres générations occupent à leur suite les positions de pouvoir dans la société. Ce changement de statut s’est accompagné d’une actualisation de la connotation du terme boomer.
En effet, à la fin des années 2010, le qualificatif de boomer a commencé à se charger de dédain, de mépris, dans le langage des plus jeunes (millénniaux, génération Z). Autour des questions liées au dérèglement climatique, à la dette, crises qui traversent l’Occident, les boomers sont devenus cibles de leur colère.
Tandis que les boomers ont grandi pendant les Trente Glorieuses, période prospère, les jeunes générations affrontent ces crises qui s’érigent comme des barrières face à leurs idéaux. Cela les conduit à ne pas vouloir écouter les conseils et les jugements des générations précédentes, tenues pour responsables des problèmes actuels.
Dans l’expression génération boomer, le mot boomer est une variante ou une abréviation de baby-boomer (aussi écrit baby-boumeur et babyboumeur en français). Ce mot est un dérivé de baby-boom, qui désigne l’explosion démographique ayant eu lieu au sortir de la Deuxième Guerre mondiale.
Publié le
Dernière modification le
Rédigé par des humains, pour des humains