L’expression horloge de l’apocalypse, ou horloge de la fin du monde, désigne un dispositif d’évaluation de la proximité de la fin du monde. Par fin du monde, on veut dire ici « destruction de l’humanité ».
Ce dispositif prend la forme d’une horloge, sur laquelle vingt-quatre heures correspondent à l’existence de l’humanité : minuit représente sa disparition. Chaque année, des scientifiques évaluent à quelle distance de la fin du monde se trouve l’humanité. Cette mesure se traduit par un nombre de minutes avant minuit.
Et chaque année, en janvier, un panel de scientifiques de la revue américaine Bulletin of the Atomic Scientists avancent ou reculent un peu les aiguilles. Pour cela, ils évaluent l’imminence du risque que l’humanité soit détruite, à l’aune des évènements en cours dans le monde.
Une guerre est déclarée et l’un des belligérants possède l’arme atomique ? L’aiguille s’approche de minuit car ce danger rend la fin du monde potentiellement plus proche. Le dérèglement climatique s’accélère ? L’aiguille avance. À l’inverse, si des pays signent des traités de désarmement, elle recule un peu.
Lancée en 1947 peu de temps après l’utilisation de bombes atomiques durant la Seconde Guerre mondiale, l’horloge de l’apocalypse n’a jamais affiché un grand optimisme. Elle a été fixée à l’origine à 23 h 53. La valeur a été ajustée au fil des années, avec un recul jusqu’à 23 h 43 en 1991. Mais depuis elle ne cesse d’avancer, atteignant 23 h 58 min 31 s en 2025.
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