Voici un mot surtout employé à l’oral, pour marquer son étonnement, sa surprise face à une chose, ou bien quand on prend la mesure de sa gravité. Mais comment l’écrire ?
L’orthographe des interjections comme celle-ci n’est pas la chose la plus réglée de la langue française, plusieurs possibilités s’offrent à vous. Trois aspects varient : la première syllabe (ouh ou bien hou), l’accent grave sur là, la graphie en trois parties ou en une seule.
Les deux graphies les plus standard sont hou là là et ouh là là. Ce sont celles qu’on rencontre dans la littérature et les imprimés. Dans les deux cas, le mot est écrit en trois parties séparées par des blancs et le mot là prend un accent.
En fait, cette interjection est effectivement construite à partir du mot là, qu’on retrouve dans oh là là, hop là, ouh là, ah là là, et dans le plus ancien hep là. Comme vous le remarquez, la syllabe là est souvent redoublée. Elle sert à renforcer l’interjection avec laquelle elle se construit.
Cela dit, il est de plus en plus courant de voir cette syllabe écrite la sans accent, notamment dans les écrits électroniques informels. On ne peut pas trop s’en indigner : le lien entre cette syllabe et l’adverbe là d’origine ne se fait plus du tout sentir.
S’ajoute à cela la soudure des trois syllabes, écrites d’un seul tenant : la graphie houlala est devenue la plus fréquente chez le grand public.
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