L’expression journée de solidarité désigne, en France, une journée durant laquelle un employeur demande à ses employés de travailler, alors que ce jour pourrait être chômé. D’une certaine façon, c’est un jour férié transformé en jour ouvré. Mais peut-être faut-il être plus précis…
Le dispositif de la journée de solidarité a été mis en place par une loi de 2004. Au départ, elle était systématiquement prévue le lundi de Pentecôte, qui est un jour férié. Par la suite, l’État a permis aux employeurs de définir eux-mêmes la date de la journée de solidarité (à l’exception du 1er mai). En pratique, ils la positionnent un jour férié.
Ce jour-là, il est demandé aux salariés de travailler sans être rémunérés, le même nombre d’heures que les autres jours. Leur part de salaire est reversée à l’État. Elle alimente une caisse dédiée au financement de l’autonomie. La somme collectée chaque année dépasse les deux milliards d’euros.
La mise en place de la journée de solidarité a été décidée suite à la canicule de l’été 2003, qui avait entraîné la mort de près de 20 000 personnes, principalement des personnes âgées et dépendantes.
C’est pour financer la prévention de futures canicules, mais surtout les actions en faveur des personnes âgées et handicapées, que le dispositif de la journée de solidarité a été instauré.
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