Comment désigner une femme qui exerce la fonction de ministre ? Dit-on le ou la ministre ? Eh bien les deux sont possibles ! On dit et on écrit tout aussi bien la ministre que le ministre pour désigner une femme qui occupe cette fonction.
En France, la première femme à avoir exercé la fonction de ministre était Germaine Poinso-Chapuis, en 1947-1948. La deuxième a été Simone Veil, de 1974 à 1979 et de 1993 à 1995, soit presque trente ans plus tard ! Au départ, les femmes ministres ont continué à être désignées par ce nom employé au masculin.
Pour le nom ministre, le genre féminin est fortement employé depuis les années 1980. Dans les années 1990, la volonté d’agir pour la parité en politique a encore répandu et normalisé l’usage du féminin.
Cette forme de féminin entre dans les dictionnaires de la fin du XXe siècle. Et, depuis 2019, l’Académie française reconnaît à son tour l’appellation la ministre : pour ce mot, « la féminisation s’opère sans contrainte ».
En principe, une femme ministre peut choisir la façon dont elle veut être désignée. Par exemple, Michèle Alliot-Marie (plusieurs fois ministre de 1993 à 2011) a toujours souhaité être appelée Madame le Ministre.
De nos jours, les femmes ministres optent davantage pour le féminin, du moins en France. Le féminin la ministre est très répandu dans l’usage. Dans certains cas, utiliser le masculin le ministre pour désigner une femme peut être perçu comme une provocation.
Le terme ministresse est un terme désuet, attesté au XIXe siècle, pour parler de l’épouse d’un ministre. Il a ensuite désigné une femme nommée à la tête d’un ministère. Ce mot est encore utilisé mais très rarement car il est considéré comme vieilli.
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