L’expression persona non grata s’utilise au départ dans le vocabulaire de la diplomatie. Rappelons que le principe de la diplomatie entre deux États, c’est de s’échanger des agents qui incarnent les relations entre ces deux pays, qui représentent localement les intérêts du pays étranger.
Les relations diplomatiques reposent sur des traités et notamment sur la Convention de Vienne. Dans ce contexte, l’expression persona non grata désigne un agent qui n’a pas reçu l’agrément de l’État dans lequel son pays souhaitait l’envoyer. Ça peut aussi être un agent qui a perdu cet agrément, pour une raison ou une autre (par exemple des soupçons d’espionnage, ou bien sans aucune explication).
Les diplomates en poste qui sont déclarés persona non grata doivent dès lors quitter l’ambassade ou le consulat auquel ils sont rattachés. Le fait de déclarer un agent persona non grata est un symptôme de la dégradation des relations diplomatiques entre deux États.
Cette expression est passée dans la langue courante, où elle désigne une personne qui n’est pas ou plus la bienvenue dans un milieu, qui est exclue d’un groupe auquel elle appartenait. C’est alors un synonyme de indésirable.
Par exemple, un acteur ayant commis une agression peut devenir persona non grata : il est exclu des groupements professionnels dont il était membre, plus aucun réalisateur ne veut travailler avec lui, il ne reçoit plus aucune récompense.
L’antonyme de persona non grata est persona grata. Là aussi, l’expression s’utilise d’abord dans le vocabulaire de la diplomatie puis dans le langage courant.
Cette expression apparue en français à la fin du XIXe siècle est empruntée au latin, où elle signifie littéralement « personne qui n’est pas la bienvenue ».
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