Que veut dire l’expression pirater une œuvre ?

L’expression pirater une œuvre signifie « reproduire une œuvre artistique, en produire une copie de manière illégale » et aussi « obtenir une copie d’une œuvre alors qu’on ne l’a pas payée ».

Ce type de piratage s’applique aux œuvres dématérialisées, au format numérique : films, musique, jeux vidéo, moins souvent mangas et bandes dessinées, livres. Quand on en achète un exemplaire (ou qu’on paye un abonnement pour y accéder en streaming), on ne possède pas l’œuvre pour autant. Des lois s’appliquent, liées aux droits d’auteur et au copyright, et en général ces lois interdisent au détenteur d’un exemplaire de l’œuvre de diffuser celle-ci.

À la fin du XXe siècle avant la démocratisation d’Internet, le piratage des œuvres pouvait par exemple prendre la forme d’un enregistrement illégal d’un concert, reproduit sur des cassettes ou des CD mis en vente au marché noir, dans le but de faire du profit. On parle alors d’enregistrement pirate.

Avec Internet, le piratage a ensuite pris la forme de la mise à disposition gratuite d’une version numérique de l’œuvre dans des circuits de partage, généralement via des logiciels de peer to peer. On parle alors de version pirate (d’un film). Le but recherché n’était pas de faire de gagner de l’argent, mais plutôt de profiter d’une zone grise juridique pour partager les œuvres. En France, en 2009, une autorité publique a été créée pour lutter contre la contrefaçon numérique : la Hadopi, devenue Arcom en 2022.

L’expression pirater une œuvre ne s’applique pas au cas d’un faussaire qui peint un faux tableau en imitant un original. Pour ce cas de figure, on emploie plutôt les mots produire un faux, contrefaire, falsifier.

Camille Martinez

Publié le

Dernière modification le 

11/05/2026

Rédigé par des humains, pour des humains

Ces mots pourraient vous intéresser

Définition

fax

Définition

fantasmagorique

Définition

fantasme

Définition

fantasmer

Prononciation

Reykjavik

Conjugaison

écrire au passé simple

Genre

intervalle

Dossier

Dissolution et législatives

Améliorez votre français avec Orthodidacte !
Partager cette article