Comment désigner une femme qui est proviseur ? Dit-on le ou la proviseur ? Et ajoute-t-on un e à la fin de ce mot ? Eh bien, toutes ces propositions sont possibles ! On peut écrire le proviseur, la proviseur ou encore la proviseure (avec un e qui ne se prononce pas), pour parler d’une femme qui exerce cette profession.
Longtemps, ce nom est resté exclusivement masculin. Mais à partir de la toute fin du XXe siècle, le féminin commence à se répandre.
En 1986, une circulaire française sur la féminisation des noms de métiers indique qu’un mot comme proviseur peut se mettre tel quel au féminin : une proviseur. En 1999, dans un guide de féminisation, on trouve une proviseur et une proviseure avec un e (à cette époque, plutôt employé en Suisse, au Québec et en Belgique).
Dans les années 2000, l’usage de la proviseure avec e décolle et cette forme devient plus fréquente que la proviseur sans e, lorsqu’on parle d’une femme qui dirige un établissement scolaire.
Après s’être montrée réticente à admettre le genre féminin pour le nom proviseur, l’Académie française a changé d’avis en 2019. Dans un rapport sur la féminisation des noms de métiers, elle prend acte de l’usage du féminin, pour ce mot comme pour beaucoup d’autres. Mais pour le féminin de proviseur, elle affiche sa préférence pour la graphie sans e.
Pour désigner une femme proviseur, il y a donc plusieurs possibilités, parmi lesquelles on peut choisir librement. La tendance générale va vers l’emploi du féminin, et même vers la forme proviseure avec un e.
Cela dit, une femme qui exerce ce métier peut décider de quelle façon elle veut être nommée : Madame le proviseur, Madame la proviseur ou Madame la proviseure avec un e à l’écrit.
Publié le
Dernière modification le
Rédigé par des humains, pour des humains