L’expression vote nul désigne un vote non valide produit par un électeur. Les conditions de la conformité d’un vote sont définies par la loi et tout vote qui s’en écarte est déclaré nul.
En France, différents cas de figure sont considérés comme des votes nuls : mention manuscrite sur le bulletin de vote, multiples bulletins différents dans l’enveloppe, enveloppe contenant autre chose qu’un bulletin de vote officiel, bulletin au nom d’un candidat qui ne se présente pas à l’élection, bulletin trouvé sans enveloppe dans l’urne, bulletin ou enveloppe permettant d’identifier le votant, etc. En revanche, un bulletin plié dans l’enveloppe n’est pas considéré comme nul.
Pour certains votants, le vote nul est un moyen d’expression, de contestation : leur bulletin comporte un message politique, généralement négatif, adressé au candidat dont le nom figure sur le bulletin. Ces votants savent que leur vote sera considéré comme nul. Dans d’autres cas, le vote nul résulte d’une méconnaissance des règles du vote.
En France, diverses mesures sont destinées à empêcher des achats de votes, et le vote nul en fait partie. Le fait qu’un bulletin dont on pourrait identifier l’auteur soit considéré comme nul implique qu’il est impossible de contrôler le vote d’un électeur. En effet, celui-ci passe dans l’isoloir où il remplit seul l’enveloppe, son bulletin de vote ressemble à tous les autres, et son vote reste ainsi secret.
Un vote blanc, c’est une enveloppe laissée vide. La différence, c’est que le vote blanc est valide. Il peut être le signe que le votant est attaché à son droit de vote, mais qu’il refuse de choisir entre les candidats qui sont proposés.
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