L’expression aurore boréale désigne un phénomène parfois visible dans le ciel nocturne, à certaines latitudes de l’hémisphère nord. On en observe par exemple en Scandinavie, en Sibérie, au Canada et en Alaska.
Une aurore boréale prend la forme de bandeaux de lumière dans le ciel, comparables à des voiles lumineux, à des draperies qui bougent, parfois d’apparence verticale. Ces bandes de lumière bougent relativement vite, du moins on les voit bouger. Elles prennent différentes couleurs : vert, rose, violet, etc.
Les aurores boréales sont liées à des tempêtes solaires. Au moment d’un tempête solaire, des matières ionisées sont éjectées de la surface du Soleil. Lorsque ces particules chargées électriquement atteignent la Terre, elles interagissent avec la magnétosphère (champ magnétique) qui entoure la planète et provoquent une tempête géomagnétique.
Des molécules présentes dans l’atmosphère se retrouvent alors dans un état d’excitation, ce qui les conduit à libérer de l’énergie et à émettre des photons. Les différentes couleurs que prennent les aurores boréales dépendent de la nature des molécules excitées (oxygène, azote, etc.).
Le plus souvent, on observe ce phénomène sous des latitudes précises, autour de 70 degrés de latitude nord. Mais lorsque la tempête solaire à l’origine du phénomène est d’une grande intensité, on observe des aurores boréales sur un plus large territoire, et notamment plus au sud.
L’adjectif boréal qualifie ce qui est relatif à l’hémisphère nord. Le mot est plus rare, mais on appelle aurore australe le même phénomène lorsqu’il se produit dans l’hémisphère sud. Quant à aurore polaire, c’est le terme générique qui recouvre les deux.
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