Blanchir, c’est devenir blanc ou faire devenir blanc – mais ça, je suppose que vous le saviez ! Je vois deux emplois de ce verbe qui mériteraient une explication : en cuisine et en parlant d’argent.
En cuisine, le verbe blanchir désigne l’action de passer brièvement un aliment dans un bain d’eau bouillante salée (deux minutes), ou bien de le tenir un moment dans la vapeur d’eau brûlante.
On blanchit par exemple les haricots verts, les champignons, avant de les congeler ou de les lyophiliser. L’opération élimine leurs toxines et permet de conserver leur couleur et leur forme au moment de la décongélation. Elle évite aussi que les vitamines ne s’altèrent.
Le chou vert et le chou-fleur peuvent également être blanchis mais dans un autre contexte et pour une autre raison. Avant de les cuisiner, on leur fait subir ce traitement pour les rendre plus digestes, c’est-à-dire pour diminuer les gaz intestinaux de ceux qui les auront consommés.
Quand on parle d’argent, le verbe blanchir signifie « introduire frauduleusement dans le circuit financier de l’argent issu d’activités illégales ».
Exemple. Des trafiquants récupèrent une grosse somme d’argent liquide : comment en profiter sans attirer l’attention ? Ils peuvent falsifier les comptes d’une entreprise maison pour prétendre que c’est de l’argent gagné par celle-ci. La véritable origine de l’argent est alors maquillée.
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