L’expression bon Français est polémique, car elle renvoie à l’idée que, parmi tous les Français, il y en aurait des bons et des mauvais. Et ce qui les distinguerait, c’est un ensemble de critères qui reflètent l’idéologie de ceux qui emploient cette expression. Une idéologie dangereuse, qui soutient qu’il existerait plusieurs catégories de citoyens.
La notion de bon Français apparaît dans les discours d’extrême droite, opposés à l’immigration et à l’intégration des étrangers dans la société française. Elle vise à définir l’identité nationale autour d’une image réductrice, en excluant un grand nombre de Français, en particulier selon leur religion et leur couleur de peau.
Le bon Français, c’est donc un stéréotype : une personne blanche, n’ayant pas un nom ou un prénom à consonance étrangère, qui mange du jambon, boit du vin rouge, s’oppose à la pratique des religions non chrétiennes, est hostile aux cultures et aux langues étrangères, se prétend patriote – et dont les ascendants ont ou avaient les mêmes caractéristiques.
L’expression bon Français, tout comme Français de souche qui est très proche, véhicule des discours haineux qui vont contre certains acquis comme le droit du sol, la liberté de culte, l’intégration des étrangers et le respect de leur culture d’origine.
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