Le verbe bouchonner a plusieurs sens. Un sens assez vieilli est celui de « frotter fort, frictionner, astiquer ». On l’utilise encore quand on parle de bouchonner un cheval, c’est-à-dire « frotter le poil d’un cheval avec un tortillon de paille » (ce tortillon de paille est appelé bouchon).
On peut aussi mentionner une autre définition proche : « mettre en boule, chiffonner », en parlant de linge. La boule ainsi formée était appelée bouchon de linge. Par extension, bouchonner avait pris le sens de « caresser, câjoler, dorloter », mais il n’est plus employé de nos jours.
Plus souvent, par exemple quand on dit ça bouchonne en parlant du trafic routier, ce verbe signifie « former un embouteillage, ralentir fortement ».
Dans le domaine du bricolage, le verbe bouchonner a plusieurs sens différents. D’abord, on l’utilise en parlant d’un tuyau, avec le sens de « boucher, refermer ». Par exemple, après avoir retiré un ancien radiateur, il peut rester un tuyau qui sort du mur : il faut alors le bouchonner.
Dans le travail du bois, bouchonner, c’est « faire un trou cylindrique dans du bois, avec une mèche adaptée, et extraire le cylindre formé ». On utilise pour cela une mèche à bouchonner, une fraise à bouchonner.
Enfin, le participe passé du verbe bouchonner s’utilise comme adjectif, pour qualifier du vin. Un vin bouchonné, c’est un vin qui a pris le goût du bouchon, un goût de liège moisi, et qui dégage l’odeur correspondante.
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