L’adjectif consanguin signifie d’abord « qui a le même père (que quelqu’un d’autre) », en parlant d’enfants, de frères et sœurs, d’une fratrie. Les enfants nés du même père sont donc qualifiés de consanguins.
En général, quand des enfants ont le même père et la même mère, on ne précise pas qu’ils sont consanguins. C’est plutôt le cas quand ils sont nés de mères différentes. Au passage, l’opposé du mot consanguin est ici utérin : il veut dire « qui a la même mère », en parlant d’enfants qui ont généralement des pères différents.
Plus souvent le mot consanguin s’utilise au sujet de personnes qui entretiennent des liens de parenté proches. Et en particulier quand il est question d’union et de reproduction.
Ainsi, une union consanguine, un mariage consanguin, c’est l’union de deux personnes qui appartiennent à la même famille, avec un degré de parenté plus ou moins étroit. La loi ne permet pas tout, mais elle autorise à épouser son cousin ou sa cousine. Il arrive cependant que des enfants naissent de l’union d’un frère et d’une sœur, voire d’un père et de sa fille, ou d’autres configurations socialement réprouvées.
Plus le degré de parenté des parents est resserré, plus il y a de chances que des anomalies génétiques surviennent. Dans les cas extrêmes, et notamment quand elle perdure sur plusieurs générations, la consanguinité entraîne des malformations, des handicaps mentaux, etc.
Le mot consanguin est également employé en référence aux habitants d’une région, d’une ville. C’est alors un usage très péjoratif du mot, utilisé pour insulter un groupe en soulignant la prévalence des handicaps et ses pratiques jugées immorales. En outre, l’utilisation de l’adjectif consanguin dans des propos insultants a tendance à gommer ses autres sens, pourtant neutres : dès que quelqu’un emploie le mot, le public pense qu’il cherche à offenser.
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