L’expression cour de Néron peut se comprendre au sens propre et au figuré. Dans les deux cas, le mot cour prend le sens de « entourage d’un souverain, d’un roi, d’un empereur ».
Le mot de cour peut être plus ou moins connoté selon le souverain dont il est question, justement. On considère que les personnes qui l’entourent n’osent pas lui tenir tête et par là le confortent dans sa posture. Si l’empereur est fou, son entourage l’entretient dans cet état.
Néron était un empereur romain du Ier siècle. Son ambition et son ego l’ont conduit à régner avec cruauté. Durant son règne, il n’hésita pas à faire assassiner, ou à contraindre au suicide, des opposants potentiels, dont sa propre mère Agrippine la Jeune et le philosophe Sénèque.
Son règne est également marqué par le grand incendie de Rome. Même si on présente souvent Néron comme l’instigateur de cet épisode de destruction, il n’en est probablement pas à l’origine. En revanche, il fut critiqué pour sa gestion de la crise et sa velléité à reconstruire la ville dans un style monumental (témoin, l’immense Maison dorée).
Cherchant un bouc émissaire pour attiser la colère du peuple, il désigna les chrétiens et les fit assassiner en grand nombre.
Ainsi donc, quand on fait un parallèle entre Néron et un homme d’État entouré de ses lieutenants, on souligne les défauts moraux de cette personne. Le responsable politique ciblé agit de manière immorale, en s’accaparant le pouvoir, en accusant et pourchassant des innocents, en maniant le cynisme, etc.
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