Le mot dénazification désigne le processus par lequel le nazisme a été éradiqué en Allemagne à partir de 1945, après la défaite de l’Allemagne nazie à l’issue de la Seconde Guerre mondiale.
Le but de ce processus, engagé par les Alliés victorieux, était d’épurer la vie publique allemande de l’idéologie nazie et de l’influence nazie (en politique, dans les médias, dans la législation, etc.). Il a aussi servi de base ou de préalable à la reconstruction d’une Allemagne démocratique.
Concrètement, la dénazification de l’Allemagne nazie s’est traduite par des condamnations, des emprisonnements, des procès, le plus célèbre étant celui de Nuremberg (1945 – 1946). Mais aussi par l’interdiction de certains partis, l’abolition de lois nazies, etc.
Dans la mesure où des groupuscules néonazis subsistent, en Allemagne comme ailleurs en Occident, on peut considérer que le processus de dénazification engagé après-guerre n’a pas abouti.
Justement, la survivance de groupuscules néonazis, par exemple aux États-Unis, conduit parfois à utiliser le terme de dénazification dans un autre contexte que celui de l’après-guerre en Allemagne.
L’emploi de ce mot s’étend à des cas où la qualification de nazi ou de néonazi relève tout bonnement de la mauvaise foi. Ainsi, dans la rhétorique du pouvoir russe, le gouvernement proeuropéen au pouvoir en Ukraine depuis 2014 est qualifié de nazi. Ce qualificatif relève d’une perception douteuse du courant nationaliste ukrainien (qui s’oppose à l’influence russe).
D’où le fait que le président russe Vladimir Poutine, pour justifier l’invasion de 2022, prétende opérer une dénazification de ce pays.
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