L’expression discrimination positive recouvre un ensemble de mesures destinées à favoriser des personnes appartenant à des groupes défavorisés, pour les faire accéder à l’emploi ou à une formation. Ce principe repose sur la notion d’égalité. Il vise à rétablir l’égalité des chances en corrigeant des inégalités ancrées dans la société.
Les politiques de discrimination positive concernent des personnes issues de milieux défavorisés, ou appartenant à des minorités, du fait de leur origine, de leur classe sociale, de leur handicap, de leur âge. Là où ces politiques sont appliquées, ces personnes peuvent plus facilement être admises dans l’enseignement supérieur, trouver un emploi.
Il s’agit donc de conférer un avantage à une catégorie de personnes dont on constate qu’elle est sous-représentée dans un milieu. Par exemple, les bacheliers des quartiers populaires sont peu nombreux dans certaines filières d’études ; assouplir pour eux les critères d’admission relève de la discrimination positive.
En revanche, au sujet d’une mesure qui vise à rétablir un équilibre entre hommes et femmes, par exemple en donnant un avantage aux femmes, on emploie plutôt le terme parité.
Effectivement, il peut sembler curieux d’associer ces deux mots. Ce qui définit la discrimination, c’est un traitement désavantageux réservé à une catégorie de personnes. Selon les cas, cette pratique s’assimile au racisme, au sexisme, etc.
C’est la raison pour laquelle l’expression discrimination positive, bien que très répandue, est parfois décriée. On lui préfère alors des équivalents comme mesures correctrices d’inégalités ou dédiscrimination.
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