En France, on utilise l’expression droit de retrait en droit du travail. Elle désigne la possibilité donnée aux travailleurs d’interrompre leur activité en cas de danger grave et imminent qui les menace.
Pour justifier du droit de retrait, le salarié ne doit pas apporter la preuve de ce danger. Il doit en revanche présenter un motif raisonnable de penser que la situation représente un danger qui pèse sur lui.
Lorsqu’un salarié exerce son droit de retrait, il n’est pas tenu d’occuper son poste. Son employeur doit alors faire le nécessaire pour faire disparaître le danger, de façon à ce que le salarié reprenne son poste.
Les situations dans lesquelles des salariés exercent leur droit de retrait sont diverses. Par exemple, des conducteurs de bus peuvent le faire après l’agression de l’un de leurs collègues pendant son service.
Ou bien, en 2020, des fonctionnaires ont exercé leur droit de retrait parce qu’ils s’estimaient insuffisamment protégés contre le Covid-19. Ou encore en cas de température extrême, lorsque le salarié estime que l’exposition prolongée à une température trop basse ou trop élevée représente un danger pour lui.
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