L’expression économie de guerre désigne une forme d’organisation temporaire d’un État, conçue pour faire face à une crise profonde, le plus souvent une guerre qui le touche ou qui touche un pays allié. Le but de cette organisation est de se donner des moyens à hauteur de l’effort à fournir, donc de soutenir un effort de guerre.
Il n’y a pas de critère strict qui indique qu’un pays est en économie de guerre, par exemple si on regarde le PIB et la part dévolue au financement de la défense, de l’armée.
Cependant il est courant qu’un pays qui prépare une guerre mette en œuvre un plan général destiné à augmenter la puissance et les capacités de sa force armée. Pour un pays ciblé par un autre, le passage en économie de guerre est une condition de sa survie.
Une économie de guerre se reconnaît à plusieurs critères coordonnés. L’un d’eux est logiquement l’augmentation de la production d’armes, de munitions. L’industrie militaire tourne à plein régime.
En économie de guerre, si des soldats sont engagés dans les combats, les femmes sont incitées à prendre des emplois laissés vacants, y compris dans les usines, dans l’agriculture. Au niveau agricole justement, la production est réajustée pour produire des céréales afin de nourrir les combattants engagés sur le front.
Autres signes d’une économie de guerre : on incite la population à ne pas consommer, et même au contraire on limite son accès aux produits, par exemple à travers une politique de rationnement. À côté de ça, on cherche à réduire la consommation d’énergie. Et éventuellement, on lance un emprunt national ou bien on recourt à un impôt pour collecter des fonds et financer la guerre.
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