En France, on appelle fiche S un extrait du fichier des personnes recherchées. Cette fiche porte sur un individu susceptible de mettre en danger la sûreté de l’État, de menacer la sécurité publique. Il se peut par exemple que les services de renseignements estiment qu’il pourrait commettre une attaque, un attentat.
Beaucoup de personnes qui font l’objet d’une fiche S ont mené des activités en rapport avec le terrorisme islamiste. Certaines d’entre elles sont par exemple parties combattre dans les rangs de l’organisation État islamique, en Syrie, à la fin des années 2010.
D’autres fiches S sont établies pour des personnes ayant commis des troubles à l’ordre public : hooligans, black blocs, activistes, groupes violents. Certaines d’entre elles ont déjà reçu des condamnations, d’autres sont suspectées. D’autres enfin sont innocentes et font l’objet d’un suivi préventif.
Quand quelqu’un fait l’objet d’une fiche S, ce n’est pas inscrit à son casier judiciaire. La fiche est détruite après deux ans si on a constaté que la personne ne représentait plus une menace.
Un individu faisant l’objet d’une fiche S est qualifiée de fiché S. En revanche, il n’existe pas de fichier S.
Le S de fiche S est l’initiale de sûreté de l’État. Le fichier des personnes recherchées comporte plusieurs catégories désignées par des abréviations, S est l’une d’entre elles.
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