L’expression habemus papam s’utilise quand un nouveau pape est élu (rappelons que le pape est le chef de l’Église catholique). Ça n’arrive pas si souvent, puisque le mandat du pape se termine à sa mort.
La procédure est très codifiée. À la mort du pape, les cardinaux se rassemblent en conclave dans la chapelle Sixtine, au Vatican. Aucun observateur extérieur n’est habilité à participer à cette session.
Les cardinaux élisent alors un nouveau pape parmi eux. Au moment où le pape est élu, deux signaux sont envoyés à l’extérieur. D’une part, on émet de la fumée blanche qui s’échappe de la cheminée de la chapelle : elle signifie qu’un pape a été élu. D’autre part, le doyen des cardinaux se rend sur le balcon de la basilique Saint-Pierre et prononce une courte allocution.
Durant celle-ci, il annonce en latin habemus papam, c’est-à-dire « nous avons un pape », avant de préciser son identité et d’indiquer le nom de pape qu’il a choisi (prénom et numéro). L’expression habemus papam est alors largement reprise pour relayer l’information, notamment dans la presse.
Il arrive aussi qu’on lise habemus papam dans les médias (titres, bandeaux) à d’autres occasions, également liées aux actions du pape. C’est par exemple le cas lors d’une visite officielle du pape, à l’occasion d’une messe qu’il donne.
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