Le proverbe le mieux est l’ennemi du bien exprime l’idée qu’en cherchant à améliorer encore une chose qui est déjà bien, on risque au contraire de l’abîmer, de la dégrader.
On l’utilise par exemple pour tempérer le perfectionnisme de quelqu’un, ou pour conseiller à quelqu’un de se satisfaire de ce qu’il a et de renoncer à vouloir encore plus (au risque de tout perdre).
Ce proverbe est apparu en français au XVIIIe siècle. La trace écrite la plus ancienne se trouve chez Montesquieu et date du milieu du XVIIIe siècle.
Dans le manuscrit de ses Pensées (non publiées à l’époque), sous la section Maximes générales de politique, Montesquieu inscrit la formule « Le mieux est le mortel ennemi du bien ». Mais cette phrase est barrée, sur le manuscrit.
On retrouve la trace de ce proverbe chez Voltaire, dans son Dictionnaire philosophique (1764). Il cite alors ce qui est présenté comme un proverbe italien : « C’est bien ici qu’on peut dire : Il meglio è l’inimico del bene ».
Ensuite, dans un conte publié en 1772, Voltaire fait à nouveau référence à ce proverbe, mais cette fois en le traduisant en français : « Dans ses écrits un sage Italien / Dit que le mieux est l’ennemi du bien ».
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