L’expression Mami Wata désigne en premier lieu une divinité traditionnelle du culte vaudou ouest-africain, connue aussi dans les cultures antillaises. Mami Wata est une sirène, une femme-poisson (parfois décrite aussi comme femme-serpent), très puissante. C’est une divinité aquatique, souvent représentée au bord de l’eau.
Elle est belle, envoûtante, très apprêtée, et elle met les hommes à l’épreuve. On raconte par exemple qu’elle disparaît dans l’eau quand un homme l’approche, puis qu’elle apparaît dans ses rêves pour lui demander s’il lui sera fidèle. Selon la réponse donnée, elle apportera chance et prospérité, ou au contraire malheur et malédiction.
Sa beauté et son intention de nouer des relations avec les hommes ont fait dériver ce personnage vers celui d’une prostituée. Paradoxalement, elle promeut dans ce rôle des valeurs de fidélité.
Le nom Mami Wata provient probablement de l’anglais Mammy Water, qu’on peut comprendre comme « mère des eaux, maman des eaux ».
Dans les cultures africaines, on évoque régulièrement cette divinité quand on juge qu’une jeune femme noire est très belle, en particulier si elle se met en scène près d’une source d’eau. Dire d’une femme c’est une mami wata, c’est complimenter son apparence en suggérant qu’elle est très attirante, qu’elle a beaucoup de charme.
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