Mutiler un être vivant (humain ou animal), c’est lui enlever une partie du corps, ce qui peut entraîner sa mort. On emploie aussi mutiler pour dire « infliger une grave blessure, sans forcément retirer une partie du corps ». La même chose s’applique également à un être déjà mort.
Pendant la Première Guerre mondiale, beaucoup de soldats ont été mutilés, c’est-à-dire qu’ils ont perdu un bras ou une jambe au combat, par exemple dans l’explosion d’un obus. On les appelle mutilés de guerre.
En 2020, la France est touchée par une affaire de chevaux mutilés. Les mutilations consistent en des oreilles sectionnées, des lacérations, des taillades, des entailles.
On utilise aussi le verbe se mutiler pour décrire le comportement d’une personne qui abîme son propre corps, par exemple en se coupant ou en se brûlant.
Enfin, dans d’autres contextes, mutiler veut dire « faire subir des dégâts, détériorer, altérer en supprimant une partie essentielle », voire « appauvrir » : mutiler un texte.
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