Le mot shutdown fait référence à un point précis de politique américaine. Aux États-Unis, le shutdown est une situation de blocage liée à un désaccord sur le budget fédéral.
En principe, pour qu’un budget soit adopté, il faut que le président, le Sénat et la Chambre des représentants soient sur la même longueur d’onde. En cas de désaccord (suivant des modalités administratives dont je vous dispense), le budget n’est pas adopté et le pays connaît un shutdown.
Cette situation se traduit par un arrêt forcé de la plupart des ministères et des services publics, qui ne sont plus autorisés à faire des dépenses, y compris pour payer leurs employés. Cela ne concerne cependant pas les activités essentielles (médecine, armée, justice pénale, trafic aérien, météo…).
Les fonctionnaires concernés par un shutdown sont contraints au chômage technique. Durant la période du shutdown, ils ne sont pas payés, ou bien leur salaire est largement diminué.
Les situations de shutdown sont devenues assez courantes depuis les années 1970, mais elles ne durent que quelques jours en moyenne. Elles ont résulté de désaccords sur le financement de l’Obamacare, sur le financement du mur à la frontière avec le Mexique, sur des sujets liés aux droits civils, etc.
Depuis 2024, on rencontre le mot shutdown employé en référence à la France. Pourtant, même dans le cas où aucun budget ne serait adopté par les parlementaires, une situation comparable au shutdown (avec interruption du financement des administrations) ne se produirait pas.
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