Dans la religion musulmane, le mot tabaâ désigne une tache légèrement sombre qui se trouve au centre du front d’un pratiquant. Celle-ci apparaît après des contacts répétés avec le tapis de prière.
Les pratiquants de l’islam répètent fréquemment le geste de la prière : agenouillés sur un tapis de prière, ils se prosternent (se penchent vers l’avant) et déposent le front au sol. Chez certains pratiquants, cela provoque l’apparition d’une marque, la tabaâ.
En France, cette marque peut être assimilée à un signe religieux ostentatoire. Mais la question est délicate, étant donné qu’il s’agit d’une marque portée involontairement à même le corps. En effet son apparition dépend principalement des caractéristiques de la peau, qui varient d’un individu à l’autre.
Quant au fait de considérer la tabaâ comme un signe de radicalisation islamiste, c’est exagéré. La pratique assidue de la prière, le respect d’une prescription religieuse quelle qu’elle soit, ne saurait être assimilé à l’adoption d’une idéologie terroriste.
Le mot tabaâ est emprunté à l’arabe, où il veut dire « tache, marque, sceau, tampon ». Il possède un synonyme, zabiba, qui désigne au départ un grain de raisin.
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