On utilise la notion de zone tampon dans trois domaines : en parlant d’écologie ou d’agriculture, de patrimoine, de guerre. Dans tous les cas, l’expression zone tampon désigne une surface située entre deux aires, généralement dans un but de protection.
Des zones tampons sont aménagées entre les surfaces cultivées et les habitats naturels, pour les préserver des effets de l’agriculture. On installe par exemple des zones tampons de part et d’autre d’un cours d’eau qui circule entre les champs. Elles évitent que les produits utilisés ne contaminent le cours d’eau, ou du moins elles limitent ce risque.
Dans le domaine de l’agriculture, les zones tampons prennent la forme de haies, de bandes d’herbe, de bosquets, de plans d’eau.
Pour certains sites classés au patrimoine mondial de l’humanité s’appliquent des mesures de préservation assez strictes. Elles incluent la création de zones tampons autour des sites, régies par une règlementation spécifique.
Pour atténuer ou résoudre des conflits entre pays contigus, on crée des zones tampons afin d’éviter que leurs territoires ne soient en contact. Une zone tampon prend généralement la forme d’une bande de terre à la frontière, démilitarisée, autrement dit un no man’s land.
Au moment d’écrire ces lignes, il existe des zones tampons entre les deux Corées, mais aussi sur l’île de Chypre, entre le Maroc et le Sahara occidental, ainsi que sur le plateau du Golan.
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