Il y a deux mots indien : l’un en rapport avec l’Inde, l’autre avec les Amériques. Le premier des deux provient du bas latin Indianus, un dérivé de India, nom latin de l’Inde.
Le second, formé plus tard au XVIe siècle, est un dérivé de Inde, formé avec le suffixe -ien qui sert à construire des gentilés (italien, parisien, canadien, australien, brésilien, égyptien…).
Par erreur ! Dans l’ouest de l’Europe, le XVe siècle est marqué par la volonté de découvrir de nouvelles routes autour du monde en explorant les mers. Les grandes puissances cherchent à rallier les Indes par bateau, sans devoir faire tout le tour de l’Afrique.
C’est le navigateur Christophe Colomb qui est à l’origine de la tentative de rejoindre les Indes, territoire riche en épices, en passant par l’ouest. Découvrant un vaste territoire inconnu des sociétés européennes (l’Amérique du Nord), il estime qu’il s’agit des Indes et que les peuples qui s’y trouvent sont donc des Indiens.
De nos jours, pour dénommer les peuples qui se trouvaient en Amérique au moment de l’arrivée des Européens, on emploie plus volontiers les termes Indiens d’Amérique, Amérindiens, peuples autochtones, et au Québec Premières Nations.
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