Un acronyme est un sigle qui se lit en prononçant les syllabes telles qu’elles sont écrites, donc sans prononcer les lettres une à une. C’est donc un mot formé à partir des initiales d’un groupe de mots, mais qui ne ressemble pas à un sigle.
Prenons un exemple pour bien comprendre, avec les mots TGV et laser, qu’on se propose de comparer. Le premier est le sigle de train à grande vitesse ; le second, le sigle de l’anglais light amplification by stimulated emission of radiation. Le premier se lit lettre à lettre, [teʒeve] ; le deuxième en associant les lettres en syllabes, [lazɛʁ].
Dans l’exemple donné, TGV et laser sont deux sigles. Cependant, un seul est un acronyme : laser.
On dénombre quelques dizaines d’acronymes en français, comme EHPAD, SMIC, ovni, sida, et encore yolo, faf, GAFAM, osef, Imoca, IBAN, Cedeao, mamil, MILF, shazam. On peut considérer aussi que des mots comme radar et Covid sont des acronymes (même s’ils ne sont pas formés qu’avec des initiales).
En revanche, il y a des croyances qui circulent au sujet de l’origine de certains mots, croyances suivant lesquelles bref, avion seraient des acronymes. Ce n’est pas le cas : ce sont des rétroacronymes, construits a posteriori. Autres exemples : bae, swag, golf, taf, rap.
De plus en plus fréquemment depuis les années 2020, le mot acronyme est employé pour désigner un sigle, sans considération sur la façon dont il se prononce. Cet emploi est influencé par l’anglais, où acronym peut aussi désigner un simple sigle.
Le mot acronyme s’emploie surtout depuis les années 1970. Il est formé à partir de deux éléments d’origine grecque, acro-, « extrême » (idée d’extrémité, donc de début de mot), et -onyme, « nom ».
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