Au sens propre, l’expression enfant sumo désigne un enfant qui, au Japon, se destine (ou est destiné par son entourage) à une carrière de sumotori, donc de lutteur traditionnel. Cela se traduit par des choix de mode de vie, d’alimentation, d’entraînement, qui lui sont imposés.
Dans le vocabulaire de la psychologie, l’expression enfant sumo a été reprise au sujet d’un enfant ayant développé un trouble de l’attachement. Ce trouble découle d’un traumatisme venu perturber sa construction émotionnelle.
Le traumatisme en question, qui peut être un séjour à l’hôpital (de l’enfant, d’un parent), une rupture familiale, a brusquement coupé le lien qui l’attachait à son entourage. Au moment où le lien s’est reformé, l’enfant adopte un comportement caractéristique qui manifeste son trouble.
En l’occurrence, un enfant sumo est méfiant, il n’accorde plus sa confiance, de peur qu’elle soit trahie par un imprévu. Il fait de grosses crises de colère et tente de prendre le dessus sur les autres. Il teste les limites et adopte un comportement qui les dépasse.
Il est difficile de composer avec un enfant qui adopte ce comportement. Son besoin n’est pas d’être remis dans le droit chemin, mais d’être apaisé, rassuré sur le fait que le lien qui le rattache à son entourage ne pourra pas de nouveau être rompu.
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