Le mot mugshot s’emploie exclusivement en référence aux États-Unis. Il désigne les deux photos d’un suspect prises par la police au moment de son arrestation. Ces deux photographies sont cadrées sur le visage, l’une de face, l’autre de profil. Elles sont complétées d’informations écrites (identité de la personne, lieu, date).
Aux États-Unis, les mugshots sont des documents publics. Lorsqu’une personnalité est arrêtée par la police, il est courant que ses clichés soient diffusés et commentés.
L’effet produit par les mugshots est souvent lié au décalage entre l’image publique, lisse de la personne, et le visage non maquillé, fatigué, de la personne prise sur le vif par la police. À l’inverse, certaines personnalités profitent de cette occasion pour se mettre en scène et tirer profit de leurs photos d’identité judiciaire.
Sans surprise, ce mot est emprunté à l’anglo-américain, où il s’écrit plus volontiers mug shot en deux mots. Ce composé est formé à partir de mug, mot argotique pour « visage, figure », et de shot, « cliché, photo ».
Il est apparu en français à la toute fin du XXe siècle, avec un regain d’emploi dans les médias au moment des différentes inculpations de Donald Trump, ancien président des États-Unis.
On parle aussi en français de photo d’identité judiciaire.
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