Le mot enfer est d’origine latine. Il découle du latin chrétien infernum, qui désignait les enfers. Ce nom est issu de l’adjectif infernus, qui veut dire « d’en bas ». Lui-même dérive de infer, « qui se trouve en dessous ».
Le lien entre l’enfer et l’idée de « en bas » est assez clair : dans l’Antiquité, on considérait que les morts séjournaient sous terre. Les enfers, c’était le lieu de séjour des défunts, sans aucune considération morale.
Employé au singulier, le mot a pris dans le christianisme le sens de « lieu où sont condamnés à subir le châtiment éternel les défunts ayant commis des fautes, des péchés ». L’enfer s’oppose alors au paradis. Dans l’imaginaire, cet enfer-là est associé aux démons, aux flammes, à des supplices.
Le mot enfer a pris assez tôt le sens figuré de « tourment, vive souffrance infligée à quelqu’un ». C’est ce sens qui ressort quand on dit par exemple promettre l’enfer, vivre un enfer.
Un autre groupe de sens figurés s’est développé. Le mot fait alors référence à un lieu où règne une chaleur insupportable, ou bien un lieu surpeuplé où il est désagréable de se trouver. Dans ce cas, il y a l’idée de souffrance physique, même si elle est largement adoucie.
Transcrivant cette fois l’idée de souffrance psychologique, le mot enfer désigne un endroit ou une situation invivable, à l’atmosphère toxique, délétère. Exemple : un enfer conjugal.
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