Dans l’expression être né sous X, la formule sous X signifie « en masquant l’identité de la personne qui agit ». En l’occurrence, cette expression décrit l’état d’une personne dont la mère biologique a choisi de ne pas indiquer son identité au moment de l’accouchement.
Pour une femme qui accouche, on appelle accouchement sous X, accouchement sous le secret ou naissance sous X la procédure par laquelle elle peut confier son nouveau-né à l’État, tout en demeurant anonyme. D’un point de vue légal, en cas de naissance sous X, l’existence de la grossesse et de l’accouchement est gommée.
Une femme qui accouche sous X dispose de certains droits. Elle peut donner un prénom à l’enfant, elle peut laisser des renseignements concernant les origines de l’enfant. Elle peut également, quand elle le souhaite, révéler son identité.
Les raisons qui poussent des femmes à faire ce choix sont de natures variées. Beaucoup d’entre elles ne sont pas en mesure de s’occuper de l’enfant, par exemple pour des raisons matérielles. Quoi qu’il en soit, au moment d’un accouchement sous X, ce choix ne doit pas être justifié.
Un enfant né sous X est recueilli et élevé dans une famille d’accueil. Les personnes nées sous X ont généralement des difficultés à se construire, à cause du manque d’éléments sur leurs origines. À l’âge adulte, une partie d’entre elles se lancent à la recherche de leur mère biologique.
Le plus souvent, la formule sous X s’applique aux naissances. Mais on l’utilise aussi quand on dit mort sous X, un enterrement sous X. Il s’applique alors à des personnes décédées dont l’identité demeure inconnue (SDF, personnes âgées isolées…).
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