Le mot frérisme désigne l’influence politique et sociale de l’organisation des Frères musulmans, en particulier quand elle s’exerce en Occident. Le frérisme est considéré comme un courant de l’islamisme, un extrémisme religieux dont le but est de faire jouer à la religion musulmane un rôle de premier plan dans la société.
La confrérie des Frères musulmans, qui était à l’origine une société secrète, est une organisation politique présente dans de nombreux pays à majorité musulmane, où elle cherche à instaurer des républiques islamiques. Cette organisation est très hétérogène, nébuleuse, composée de divers courants.
Les Frères musulmans s’opposent fermement aux courants laïques d’inspiration occidentale, en s’affiliant à des partis politiques islamiques. Ils luttent aussi contre l’État d’Israël à travers l’action violente.
Cette organisation est principalement active en Égypte, où elle a été brièvement portée au pouvoir. Elle est à présent considérée comme une organisation terroriste par plusieurs pays.
Les Frères musulmans sont aussi implantés en Europe, notamment en Belgique. Ils jouent un rôle de premier plan dans l’islam européen : formation de prédicateurs, création ou soutien d’associations qui se font le relais de leurs idées, organisation d’activités culturelles.
Le terme de frérisme est principalement porté par l’anthropologue française Florence Bergeaud-Blackler. Ses recherches portent notamment sur l’implantation et l’influence des Frères musulmans en Europe.
Elle considère que le frérisme cherche à imposer sa vision non seulement par la politique, mais aussi par la culture et par l’économie (par exemple via l’industrie du halal).
Ses détracteurs lui reprochent d’alimenter à la fois les thèses complotistes et islamophobes, en proposant une lecture partiale de l’action des Frères musulmans.
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