Un harki est un soldat algérien ayant combattu aux côtés de la France lors de la guerre d’indépendance algérienne (ou guerre d’Algérie, 1954 – 1962).
À la fin de la guerre, qui débouche sur l’indépendance de l’Algérie, les harkis ont été considérés comme des traîtres en Algérie. Plusieurs dizaines de milliers d’entre eux ont été massacrés, tandis que d’autres ont été rapatriés en France et placés dans des camps, séparés du reste de la population. Bien qu’ils aient rendu service à la France, ils peinent à obtenir la reconnaissance de l’État.
En 1974, les harkis résidant en France obtiennent le statut d’anciens combattants ; ceux qui sont en Algérie ne l’obtiennent qu’en 2010. Le traitement des harkis par la France reste un sujet sensible politiquement. Les présidents français, à partir de Jacques Chirac, reconnaissent progressivement la responsabilité de la France dans l’abandon des harkis et leur demandent pardon.
Par extension, on a aussi appelé harki un Algérien partisan de la France, pendant la guerre d’Algérie.
De nos jours, ce mot est aussi employé pour parler des descendants des harkis rapatriés en France à partir de 1962.
Ce mot est emprunté à l’arabe, où il est dérivé de harka. Une harka, c’est une troupe de milice temporaire qui se met à disposition d’une autorité. Ce mot désigne aussi une opération militaire.
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