L’expression swing states resurgit tous les quatre ans, à chaque élection présidentielle américaine. Elle désigne un petit groupe d’États des USA dont le vote est incertain. Ces États s’opposent à ceux dont l’ancrage politique, très marqué pour un camp ou pour l’autre, est fixe et connu à l’avance.
On rappelle qu’aux États-Unis, deux partis majeurs s’affrontent à chaque élection présidentielle : le parti Républicain et le parti Démocrate. Dans chaque État, les électeurs sont appelés à voter pour l’un ou pour l’autre.
Mais ce n’est pas pour autant un suffrage direct : le vote dans un État débouche sur la sélection de grands électeurs pour celui-ci. Pour presque tous les États, c’est tout bleu ou tout rouge, c’est-à-dire que le parti majoritaire à l’issue du vote empoche tous les grands électeurs de l’État.
Pour plus de quarante États, le vote est joué d’avance car ils votent traditionnellement démocrate ou républicain. L’issue de leur vote est quasiment la même tous les quatre ans. Pour une poignée d’autres en revanche, c’est très serré. D’élection et élection, ils balancent entre les deux partis, d’où leur nom de swing states (littéralement « États qui basculent »).
Ces États, ce sont par exemple la Pennsylvanie, la Géorgie, la Caroline du Nord, le Michigan, l’Arizona, le Wisconsin et le Nevada (ils peuvent changer avec le temps). On considère que le camp qui remporte le vote dans ces États remporte aussi l’élection présidentielle.
C’est la raison pour laquelle, durant la campagne, c’est dans ces territoires que les candidats s’évertuent à convaincre l’électorat, multipliant les meetings.
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