Le mot antagoniste a plusieurs emplois en français, dans des domaines divers, mais son sens tourne toujours autour de « qui s’oppose, qui va contre, qui agit contre ».
On utilise tout d’abord l’adjectif antagoniste en anatomie, au sujet des muscles. Certains muscles se détendent quand d’autres se contractent, et réciproquement. C’est par exemple le cas des biceps et des triceps : les uns s’opposent au mouvement des autres.
Quand des muscles ou des groupes de muscles, par paires, fonctionnent de cette façon, on les qualifie respectivement d’agonistes et d’antagonistes.
Dans les médicaments, on qualifie d’antagoniste une substance qui produit un effet contraire à une autre. Par exemple, l’antagoniste de la morphine est la naloxone.
En biochimie maintenant, un antagoniste, c’est une molécule qui se fixe sur les récepteurs (de l’angiotensine, de l’acétylcholine) d’une cellule et qui empêche son action.
Sur une voiture, des portes antagonistes, ce sont des portes qui s’ouvrent dans le sens contraire des autres.
Dans le théâtre grec antique, l’antagoniste est un personnage qui s’oppose au protagoniste, qui est le personnage de premier plan.
Plus rarement, antagoniste s’applique à une personne contre laquelle on combat, que ce soit au sens littéral (par exemple dans les sports, les jeux) ou non (lutte idéologique, morale).
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