Le mot apologie désigne un écrit, un discours – voire une simple prise de parole, ou un ensemble de propos – par lequel quelqu’un prend la défense d’une cause ou d’une personne.
Parfois, la cause ou l’objet défendu est anodin, il s’agit d’un défaut ou d’un trait de tempérament. Exemples : apologie de la lenteur, apologie de la discrétion. Dans cet emploi, apologie est synonyme de éloge.
Mais plus souvent, on parle de quelque chose d’illégal (apologie de la drogue), voire de clairement criminel : apologie du terrorisme, apologie de crime contre l’humanité.
Ces derniers exemples correspondent à des délits punis par la loi, en France. Faire l’apologie du terrorisme, ou se livrer à l’apologie du terrorisme, c’est soutenir publiquement les auteurs d’attentats terroristes, ou justifier leurs actes, leur donner raison.
La pratique de l’apologie trouve son origine dans l’Antiquité grecque. Il s’agit là d’un genre littéraire argumentatif, représenté par des discours qui prennent la défense d’une personne accusée. Le texte le plus connu est l’Apologie de Socrate, que l’on doit à Platon.
Autrefois, au Québec, on utilisait aussi apologie comme synonyme de excuses. Faire apologie à quelqu’un, c’était lui présenter des excuses. On retrouve là une émanation de l’évolution de sens qu’a connue le mot apology en anglais.
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