Le mot arah fait partie du langage des dealeurs. Dans les points de vente de drogue, c’est le cri poussé par un guetteur pour avertir les vendeurs et les clients que la police arrive ou qu’une personne suspecte est présente. Au cri de arah, les vendeurs cachent la drogue et l’argent puis disparaissent.
Le guetteur, qu’on appelle aussi le chouf, est positionné à un endroit d’où il peut observer les allées et venues et d’où on l’entend crier quand il donne l’alerte. Il peut être assis sur une chaise de camping ou bien quadriller la zone en deux-roues.
Arah est une variante orthographique de akha, mot emprunté à l’arabe dialectal algérien, où il s’agit à l’origine d’une interjection (qui ne signifie pas « attention », contrairement à une idée répandue). Ce cri d’alerte joue le même rôle qu’un autre mot d’argot qui a vieilli, vingt-deux (exemple vingt-deux, v’là les flics !).
La variante orthographique arah est issue de la prononciation française de akha, avec le son « r » français plutôt que le son [x] arabe, noté par kh. La francisation de la prononciation se traduit donc dans l’écriture du mot, à travers une adaptation orthographique.
Publié le
Dernière modification le
Rédigé par des humains, pour des humains