L’expression autonomie de la Corse fait référence au statut politique de l’île de Corse. L’histoire de l’île est mouvementée, entre les grandes civilisations de l’Antiquité, les invasions et incursions de divers peuples, la dépendance (à Pise, à Gênes), l’avènement de la République corse en 1755, le rattachement à la France.
Parmi les régions françaises, la Corse possède un statut particulier. On l’appelle administrativement Collectivité territoriale de Corse. Le territoire est doté d’institutions qui lui sont propres, en particulier une Assemblée et un Conseil exécutif.
Mais le statut politique de la Corse n’est pas gravé dans le marbre. Un courant politique indépendantiste et un autre autonomiste militent pour que l’île s’éloigne de la France. Les deux relèvent du courant nationaliste corse.
L’autonomie de la Corse se traduirait par l’accroissement du degré d’indépendance de l’île, par une plus grande capacité de l’île à se gouverner et à s’administrer elle-même. De nouvelles lois seraient adoptées localement, concernant par exemple les spécificités linguistiques ou culturelles.
Le tout en n’obtenant cependant pas l’indépendance : une Corse autonome ne constituerait pas un État indépendant mais continuerait de faire partie intégrante de la France.
La Corse est loin d’être la seule région dont les aspirations d’autonomie ou d’indépendance se font sentir. À divers niveaux, de telles revendications s’expriment en Catalogne, en Écosse, en Nouvelle-Calédonie, au Kurdistan, au Groenland, etc.
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