Le mot blanc-seing est d’abord un terme juridique. Il désigne au sens propre une signature déposée au bas d’une feuille blanche, donc avant même que le document ne soit rempli.
Et ensuite aussi le document lui-même : un blanc-seing est une feuille blanche signée. Un tel document est fait pour être remis à quelqu’un à qui on donne le mandat de le remplir. Comme il est signé, le document aura une valeur juridique. Au cas où la personne ne le remplit pas comme elle le devait, on parle d’abus de blanc-seing.
Bien plus souvent, on emploie le mot blanc-seing au figuré, dans la langue courante. Donner un blanc-seing à quelqu’un, c’est lui permettre d’agir comme il le veut, lui donner carte blanche, car on lui fait totalement confiance. D’une certaine façon, c’est autoriser quelqu’un à agir sans lui fixer de limites.
On retrouve ce mot utilisé avec une négation, à l’issue d’une élection ou de la désignation d’un chef. On dit par exemple, après l’élection d’un représentant, que le résultat du vote n’est pas un blanc-seing. Autrement dit, ce n’est pas parce qu’il a été élu (même avec une forte majorité) qu’on lui donne le pouvoir d’agir à sa guise.
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