Un corbeau, c’est un oiseau, ça, je pense que vous le savez. Pour être exact, il y a plusieurs oiseaux apparentés qu’on appelle corbeau. Le prototype est noir, avec un gros bec, et il vous inspire peut-être un peu de crainte depuis que vous avez vu le film d’Alfred Hitchcock, Les Oiseaux (1963).
Le mot corbeau a reçu plusieurs sens figurés, notamment pour désigner des personnes. Il a pu s’appliquer à un employé des pompes funèbres, à l’assistant d’un bourreau, à une personne qui était chargée de transporter les cadavres des pestiférés, à une personne avide d’argent.
Mais le sens qui nous intéresse plus particulièrement est celui qu’on emploie en parlant d’affaires qui relèvent de la justice. Un corbeau, c’est une personne qui envoie des lettres anonymes, des messages anonymes, qui passe des appels téléphoniques anonymes.
Dans ces messages, il menace une victime, il l’insulte, il lui fait du chantage, il cherche à lui faire du mal. Ou bien, dans d’autres cas, son message a pour but de dénoncer quelqu’un, de porter contre lui des accusations, plus ou moins fondées.
Le mot corbeau est souvent employé en référence à l’affaire Grégory, dont la victime est un enfant de quatre ans. En effet ses parents ont reçu dans les années 1980 plusieurs lettres de menace anonymes, probablement envoyées par plusieurs corbeaux, qui n’ont pas tous été identifiés à l’heure où j’écris ces lignes.
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