L’expression dissuasion avancée désigne une évolution de la doctrine de la France en matière de dissuasion nucléaire, annoncée en mars 2026. On rappelle déjà le principe de la dissuasion nucléaire : le simple fait, pour un pays, de posséder l’arme atomique dissuade d’autres pays de l’attaquer avec cette même arme.
Habituellement, les pays qui disposent de l’arme nucléaire ne la partagent pas. Avec la dissuasion avancée, il s’agit pour la France de faire participer un petit groupe de pays européens à la stratégie de dissuasion, dans l’optique de renforcer la défense européenne, sans passer par les institutions comme l’Union européenne et l’OTAN.
Il s’agirait en l’occurrence de rendre possible le stationnement de lanceurs nucléaires sur le territoire de ces pays, afin de mieux dissimuler la capacité nucléaire. Mais aussi de faire participer ces pays à des exercices militaires et à des tests liés à l’usage de l’arme atomique.
La mise en place de la doctrine de dissuasion avancée ne remet cependant pas en question un principe fondamental de l’utilisation de cette arme : seule la France, par la voix de son président, pourrait décider de l’activer.
Publié le
Dernière modification le
Rédigé par des humains, pour des humains